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© Hervé GUILLEUX
Rues désertiques, maison abandonnée, hôtels dont seules quelques lettres subsistent d’une enseigne prestigieuse témoignent d’un passé pas si lointain où la vie, l’homme et avec lui tout ce qui lui fut nécessaire pour vivre, auraient désertés. Subsistent, leurs traces. Hervé GUILLEUX, trace et retrace les scories du vivant, prenant le pas contraire de cette désolation rien n’y est délaissé. Pas de résidus qui soient laissé pour compte, toutes traces retranscrites, insérées, dans un rythme obsédant de flux sanguin. Sa vision parcours la toile, le support, décrivant un réseau complexe, reconstituant les couches sémantiques de ce qui reste après la catastrophe. La lumière se souvient du drame, et c’est par elle que l’on ressent la possible rédemption. Hervé GUILLEUX peint dans l’urgence de sa vie, autodidacte, il a recours à tous médiums pour parvenir, pour parachever sa vision. Ces œuvres, toujours de grande taille, représentant des architectures magnifiques abandonnées par l’homme inconscient de la beauté de son propre ouvrage. Peintures de l’exigence d’un artiste qui sans relâche donne vie à ce qui a été abandonné. Santina Coerezza
peintre
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Photo : Miguel DUVIVIER
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